Le label E+ C-

Le Label E+ C-

Depuis le 17 novembre 2016, le label E+C- (« énergie plus, carbone moins »), appelé également label énergie carbone, préfigure la future réglementation énergétique et environnementale du bâtiment.
L’un de ses principaux apports est d’intégrer à l’évaluation des bâtiments leur empreinte carbone.
Le but de ce label est d’expérimenter la future réglementation thermique, qui devrait voir le jour en 2020, afin d’en affiner les faisabilités techniques et économiques. A plus long terme, le but est de parvenir à généraliser les bâtiments à énergie positive (Bépos), ayant une empreinte carbone la plus réduite possible sur l’ensemble de leur cycle de vie, de la conception jusqu’à la démolition.

Performance énergétique :

4 niveaux de performances ont été définis, s’appuyant sur un « Bilan Bépos »(Bâtiment à énergie positive).
Le nouveau label tient donc compte de tous les usages du bâtiment (dont les « autres usages » – parties communes, ascenseurs, parkings…). Pour rappel, la RT2012 s’appuyait ‘seulement’ sur 5 usages, à savoir chauffage, production d’eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage, auxiliaires (ventilateurs, pompes).
Le label se décompose en plusieurs niveaux :
Niveaux « Energie 1 » et « Energie 2 »= amélioration de la performance énergétique à coût maîtrisé, par des mesures d’efficacité énergétique ou liées à la chaleur renouvelable.
Niveau « Energie 3 » = effort en terme d’efficacité énergétique du bâti et des systèmes, recours important aux énergies renouvelables. D’après certaines sources, la future réglementation devrait se situer aux alentours de ce seuil-là.
Niveau « Energie 4 » = bâtiment à énergie positive (Bépos), c’est-à-dire avec un bilan énergétique nul et qui contribue à la production d’énergie renouvelable à l’échelle du quartier.

Emission carbone :

Le label tient compte de l’empreinte carbone du bâtiment tout au long de son cycle de vie, en prenant comme base une durée de vie moyenne de 50 ans. Les niveaux « Carbone 1 » et « Carbone 2 » sont constitués de deux seuils chacun : les émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment (Eges) et un sous-seuil constitué des émissions relatives aux produits de construction et équipements (Eges PCE).